palmarès
les records
épopée européenne
les gardiens
les joueurs étrangers
la juve saison par saison

 

La dynastie Agnelli

La famille Agnelli intègre le club à partir de 1923, date de l'élection à la présidence de la Juventus d'Edoardo Agnelli, fils de Giovanni, fondateur du groupe Fiat. A partir de cette date, l'histoire de la Juventus sera étroitement liée au clan Agnelli. C'est en effet sous la présidence d'Edoardo que débute la première période dorée de la Juventus (6 titres entre 1926 et 1935 dont 5 successifs de 1931 à 1935). La disparition d'Edoardo en 1935 coincide avec la fin d'une période de succès pour le club. La série de victoires reprendra en 1947 avec l'arrivée à la tête du club de Giovanni, fils d'Edoardo (2 titres conquis sous sa présidence en 1950 et 1952). Le frère de Giovanni, Umberto prendra le relais. Sous sa présidence, la Juve remportera trois titres (1958, 60 et 61).

 

John Charles, le bon géant

John Charles fait partie des grandes figures du club non seulement pour ses qualités de buteurs et son jeu de tête, mais aussi pour sa gentillesse et son extrême correction sur le terrain. Né à Swansea le 24 décembre 1931, Charles jouait depuis 10 ans à Leeds quand la Juve le recruta. Son physique imposant (1,87 m ,83 kg) le rendait pratiquement imbattable dans le jeu aérien. Durant les 5 saisons qu'il passa au club (1957-1962), il forma avec son compère argentin Sivori une des plus grandes paires d'attaquants de tous les temps, marquant 93 buts en championnat et remportant 3 championnats et deux coupes.

 

Furino, l'âme de la Juve

Né à Palerme en 1946, Beppe Furino joua pendant 15(!) saisons à la Juve (1969-1984). Milieu défensif plein de courage et d'abnégation, il s'est battit à la Juve un palmarès sans égal (8 titres de champion, 2 coupes d'Italie et 2 coupes d'europe.).

 

Altafani, le "papy-goal"

Débarqué à la Juve à 34 ans, José Altafani avait déjà une prestigieuse carrière derrière lui (il venait de Milan avec qui il avait remporté deux scudetto et la coupe des champions en 1963). Né au Brésil, champion du monde en 1958, il contribua à la conquête de 2 scudetti pour la Juve (il marque en 1973 un but à la dernière journée de championnat qui donne le titre au club). Avec 216 buts en série A, Altafani est le 4ème meilleur buteur de tous les temps du calcio derrière Piola Meazza et Nordhal.

 

Le mystère Ian Rush

Recruté en 1987 pour faire oublier le départ de Platini, l'attaquant gallois Ian Rush restera une des plus grosses déceptions sportives de l'histoire du club. Venu de Liverpool avec lequel il avait tout gagné (4 championnats et une coupe des champions en 1984), le joueur ne s'adaptera jamais au football italien et reviendra à Liverpool dès la saison suivante.

 

Baggio, l'autre artiste de la Juve

Roberto Bagggio n'a pas eu à la Juve le palmarès de Platini, mais il ne régala pas moins les supporters par sa superbe technique...et ses coups francs. De ses 5 saisons au club, il laisse 78 buts en championnat, une coupe UEFA et surtout le premier scudetto de l'après platini. Elu ballon d'or en 1993, il s'en ira au milan en 1995 à cause d'un différent avec Lippi et la montée en puissance d'un certain Alessandro Del Piero.

 

De la création du club au premier titre (1897-1905)

Le club de la juventus est né le 1er novembre 1897 sur un ban de Turin où se retrouvaient un groupe d'étudiants du Lycée Massimo D'Azeglio. Ces jeunes gens décidèrent de fonder une équipe et la baptisèrent "juventus" (jeunesse en latin), un nom qui reflétait la jeunesse des fondateurs du club turinois. C'est avec des maillots de couleur rose que la juve disputa son premier match officiel en championnat le 11 mars 1900. En 1903, le club adopte ses traditionnelles couleurs noires et blanches. Le premier scudetto est remporté deux années plus tard (1905).

Les 5 glorieuses (1931-1935)

L'arrivée de la famille Agnelli aux commandes du club en 1923 lance la fantastique moisson de victoires de la Juventus. L'équipe aux 5 victoires d'affilée (un record que seul le grand Torino des années 40 égalera) était composée de joueurs qui sont aujourd'hui entrés dans la légende du club. Cette équipe aux 5 titres consécutifs est considérée comme une des plus fortes de la Juventus de tous les temps. Le gardien Combi et les défenseurs Caligaris, Rosetta Monti formaient un quatuor défensif de légende. Le milieu se composait de Varglien, Bertolini , Cesarini et Ferrari. Le trio d'attaque était formé des ailiers Munérati et Orsi et de l'avant-centre Borel. Le 1er des 5 titres est conquis en 1931 avec 4 points d'avance sur la Roma, en 1932 avec 4 points d'avance sur Bologna. Les 3 autres championnats furent remportés au dépend de L'Inter Ambrosianna.

La traversée du désert (1935-1950)

De la fin des années 30 à la celle des années 40, la Juve reste dans l'ombre du grand Torino , une équipe quasiment invincible à son époque qui monopolise alors tous les titres. Durant cette période d'insuccès, la Juve réussit tout de même à remporter ses deux premières coupes d'Italie (1938 et 1942), bien maîgre consolation comparé à la période dorée du début des années 30. Les joueurs marquants de cette Juventus sont Carlo Parola et un jeune joueur du nom de Giampiero Boniperti .

Les débuts de Boniperti et l'ère des joueur danois (1947-1952)

Après la catastrophe de Superga qui décima le grand Torino, Giovanni Agnelli, fils d'Edoardo proclama : "La ville de Turin va avoir une autre grande équipe". Président depuis 1947, l'Avocatto fait venir au club trois joueurs danois qui vont redorer le blason du club : Karl et John Hansen ainsi que Karl Aage Praest . Avec Boniperti et Parola, ce trio danois va contribuer à la conquête des 8ème (1950) et 9ème titres (1952) de la Juve.

le trio magique boniperti-Charles-Sivori (1957-1961)

Entre 1952 et 1957, la Juventus subit la loi d'un Milan AC emmené par son légendaire trio suédois Grenn Nordhal Liedholm. Le départ de Gianni Agnelli en 1954 est suivi de plusieurs saisons moyennes durant lesquelles la Juventus ne lutte pas pour le titre (7ème en 1955, 9ème en 1956 et 1957). Umberto agnelli, président depuis la saison 1956-57, engage en 1957 l'attaquant argentin Omar Sivori pour une somme record à l'époque (180 millions de lires) ainsi que Gallois John Charles . Le résultat est immédiat : la Juve remporte son 10ème championnat durant lequel Charles et Sivori inscrivent à eux deux 50 des 77 buts marqués par la Juve durant cette saison (28 pour Charles, 22 pour Sivori). Ce duo d'attaque de légende permettra au club de remporter deux autres titres en 1960 et 1961 et deux coupes d'Italie (1959, 1960).La retraite de Boniperti à la fin de la saison 1960-61 est le prélude à une longue période sans succès majeurs pour le club : entre 1962 et 1972, la juve ne remporte qu'un seul scudetto (1967) et une coupe d'Italie (1965).

Premiers coups d'éclats en coupe d'europe


La vicoire en championnat de 1967 permet à la Juventus de participer pour la première fois se son histoire à la coupe d'europe des clubs champions. Le club arrive jusqu'en demi-finale, battu par le Benfica d'Eusebio (2-0 à Lisbonne, 1-0 àTurin).

14 années de succès avec Boniperti (1972-1986)

La nomination en 1971 de Boniperti à la présidence du club ouvre une ère de domination presque sans partage de la Juve dans son championnat. Le bilan de cette période est éloquent : 9 titres de champion et deux coupes d'Italie. L'équipe composée alors de Zoff, Furino, Bettega , Anastasi,Capello, Causio, Scirea, Gentile truste les trophées dans les années 1970 (5 titres durant cette décennie) alors que la génération des Platini, Boniek, Rossi, Tardelli domine le championnat italien dans la première moitié des années 80 (4 titres entre 1980 et 1986).

La consécration européenne...enfin!

Après plusieurs échecs en finales européennes (2 finales perdues en couope UEFA en 1965 et 1971, une coupe des champions laissée à l'Ajax en 1973), la Juve remporte en moins d'une décennie les trois coupes européennes : coupe de l'UEFA (1977), coupe des coupes (1984) et coupe des champions en 1985 (but de Platini sur penalty).

Platini part, la Juve ne gagne plus (1987-1994)

Le départ de Platini à la fin de la saison 1986-87 marque le début d'une longue période d'abstinence de succès nationnaux. Les vedettes étrangères engagées à prix d'or sont autant d'échecs sportifs cuisants (Rush, Zavarov, Hässler, Rui Barros ..). Aucune de ces nouvelles recrues n'arrive à faire oublier Platini. Barrée en championnat par le Naples de Maradonna puis le Milan de Rijkaard, Gullit et Van Basten, le club doit se contanter de deux coupes de l'UEFA (1990 et 1993) et d'une coupe d'Italie (1990).

Lippi fait regagner la Juve (1995-1999)

Il faut attendre la nomination de Lippi et la mise en place d'un nouveau staff de dirigeants (le trio Bettega-Moggi-Giraudo remplace Boniperti) pour que se rouvre une page glorieuse de l'histoire du club. Dès sa première année, Lippi remporte le 23ème titre du club, neuf ans après le 22 ème (1986) et est même tout près de réaliser un fabuleux triplé (la Juve gagne aussi la coupe d'Italie mais échoue en finale de la coupe UEFA contre Parme). La saison suivante, le club remporte sa seconde coupe des champions à Rome contre l'Ajax. Deux autres titres (1997 et 1998), une supercoupe d'europe, une coupe intercontinentale et deux supercoupes d'Italie viendront compléter le palmarès du club durant la période Lippi. Vialli, Baggio, Ravanelli, Del Piero, Deschamps, Ferrara, Montero, Peruzzi et bien sur Zidane sont les joueurs qui ont redonnés au club le goût de la victoire.

La juve d'Ancellotti : une nouvelle ère de succès?

Ancellotti prend la succession de Lippi au cours de la saison 1998-99 que le club terminera à une médiocre 6ème place. La saison 1999-2000 laisse un bilan mitigé : certes, la Juve s'est fait coiffée sur le fil par la Lazio, mais Ancellotti a au moins eu le mérite de rebatir une équipe à nouveau compétitive pour le scudetto. La saison 2000-2001 s'annonce riche en challenges : avec ses deux français champions d'europe Zidane et Trézeguet, mais aussi Del Piero, Inzaghi, Kovacevic, et Davids, la Juve a un double objectif : reconquérir le championnat et se retrouver à nouveau sur le toit de l'europe.


 

Une suggestion, remarque ou critique sur cette rubrique? Ecrivez-moi

Le tabou européen

Jusqu'au début des années 70, la Juve n'arrive pas à briller en coupe d'europe comme elle le fait si souvent en championnat. Les débuts européens du club en 1958 sont catastrophiques: élimination au 1er tour de la coupe des champions par un modeste club autrichien (défaite 7-0 en autriche!). Ainsi, la Juve de Charles, Sivori et Boniperti, dominatrice en championnat ne fut que l'ombre d'elle même en coupe d'europe. Il faudra attendre la Juve de Trappatoni pour que le club gagne ses premiers trophées européens.

 

Sivori, un génie capricieux

Né en argentine le 2 août 1935, Enrique Omar Sivori fut avec Patini et Zidane un des meilleurs joueurs étrangers ayant évolué au club.Arrivé en 1957 à l'age de 22 ans en provenance de River Plate, Sivori enchantera immédiatement le peuple bianconero par son exceptionnelle technique et son sens du but : en 8 saisons à la Juve, il marquera 167 buts, toutes compétitions confondues. Son talent est récompensé en 1961 par le ballon d'or européen. Son talent n'avait d'égal que son caractère irritable et son comportement provocateur sur le terrain. International argentin (8 buts en 9 sélections), il participa au mondial 1962 au Chili. Sa carrière à la Juve se terminera en 1965 mais il ne quitta parpour autant l'Italie puisqu'il joua ensuite à Naples.

 

Le" roi Michel"

Se sont les journeaux italiens qui utilisent cette expression pour parler de celui qui fut élu joueur du siècle de la Juventus. Arrivé en 1982 dans une équipe comprenant pas moins de 6 champions du monde, Platini connut 6 premiers mois difficiles avant de devenir le patron de la Juve. Triple meilleur buteur du championnat de 1983 à 1985, il régala pendant 5 saisons les supporters par ses coup-francs magiques. Il permit surtout au club de s'imposer sur la scène européenne en marquant contre Liverpoo l'unique but d'une finale de coupe des champions 1985 tristement rentrée dans les mémoires.

 

"Toto" Schillaci

Né à Palerme en 1964, Schillaci connut son heure de gloire à la coupe du monde 1990 dont il fut couronné meileur buteur. Arrivé à la Juve en 1989, il marquera 15 buts pour sa première saison et remportera la même année la coupe de l'UEFA et la coupe d'Italie. Ses deux autres saisons au club seront olus décevantes et il s'en ira finalement à l'Inter avant de terminer sa carrière au Japon.

 

Davids, le moteur de la Juve

Berlusconi dit de lui : "A chaque fois que le vois jouer, j'ai un pincement au coeur". On le comprend...Transféré du Milan où il ne jouait pas à la Juve durant la saison 1997-98, Edgard dit "le pitbull" va exploser, contribuant grandement à la conquête du titre de 1998. Considéré comme le meilleur au monde à son poste de milieu relayeur, il est un cocktail explosif de technicité et de puissance physique.