02/12/2003
Juventus : Chimenti-Tudor Ferrara Iuliano (Appiah 74') Pessotto-Conte
(Camoranesi 86') Davids Maresca-Miccoli Di Vaio Zalayeta
Deuxième défaite en quatre jours pour la Juventus, qui était invaincue la semaine dernière encore. Mais si le faux-pas contre l'Inter a eu des répercussions au classsement, celui contre Galatasaray n'a aucune incidence pour l'équipe de Lippi, déjà qualifiée, et qui a seulement laissé passer l'occasion de s'assurer la première place du groupe avant même la dernière journée. De plus, la Juve ne méritait pas de perdre ce match. Lippi avait changé onze joueurs sur onze par rapport au match de samedi et continue son turnover : Chimenti est dans les buts, Tudor, Ferrara, Iuliano, Pessotto derrière, Zalayeta, Conte, Davids, Maresca au milieu et Miccoli et Di Vaio devant. Et malgré cela, la Juve a mieux joué en première période, se créant de nombreuses occasions de but, avant de se faire piéger en seconde par le " vétérant " Hakan Sukur. Dans une ambience de folie au Westfalenstadion où s'étaient donnés rendez-vous 45 000 turques, ce sont pourtant les Turques, très déterminés, qui partent forts et ont le ballon, et quand ils ne l'ont pas ils pressent et taclent à tout va, de manière plutot rude. Et pourtant, la première occasion est pour Di Vaio et la Juve, à la 11'. Maresca récupère un bon ballon de contre dans sa surface de réparation et lance Miccoli qui voit l'attaquant romain esseulé sur le côté droit, et le sert parfaitement. Mais Mondragon bouche bien son angle et effectue son premier arrêt de la soirée. La pression du public turque est proportionnelle à celle de leur équipe, qui se montre cependant dangereuse seulement sur des tirs de loin de Berkant (22' et 33') neutralisés sans trop de problème par Chimenti. En revanche, en contre, la Juve se montre beaucoup plus menaçante. A la 24', une action similaire à la première (relance de Maresca pour Miccoli) libère de nouveau Di Vaio seul face à Mondragon, mais le Colombien prend encore le dessus. Miccoli joue un excellent match et prend régulièrement le dessus sur les défenseurs turques, avant de se créer la plus belle occasion à la demi-heure de jeu, mais sa frappe sur coup-franc vient heurter le poteau de Mondragon. Et c'est encore un bon coup-franc de Miccolino qui offre un bon ballon pour Di Vaio peu après, mais la reprise de celui-ci passe au-dessus. Après deux nouvelles tentatives de Maresca et Miccoli repoussées par Mondragon, Terim décide d'opérer un changement et remplace Cesar Prates par Hasan Sas juste avant la mi-temps. Dès la reprise, les juventini vont se mordrent les doigts de toutes ces occasions gâchées, car à la 48' Hakan Unsal déborde Tudor sur son côté gauche avant de délivrer un centre parfait pour l'ex-granata et Interiste Hakan Sukur, qui devance de la tête Iuliano et met le ballon au fond (1-0). La Juve repart pied au plancher, et en l'espace de quelques minutes, Miccoli centre pour Maresca d'abord, puis Di Vaio ensuite, avant de tenter lui-même à la suite d'un centre de Davids. A la 57', c'est encore lui qui trouve Maresca, dont la tête est bloquée au sol par Mondragon. La Juve mériterait mieux, mais elle est toujours menée. Et c'est au tour de Galatasaray de se montrer menaçant en contre. Lippi modifie sa défense, faisant glisser Pessotto à droite et Tudor au centre à la place de Iuliano, qui sort remplacé par Appiah, contraint à jouer arrière gauche ! (car Lippi a besoin de Birindelli samedi, Zambrotta n'étant pas encore rétabli). Mais les Turques restent dangereux, par Berkant, bien lancé par Sukur et dont le tir passe de peu à côté. Puis c'est Sabri qui s'infiltre dans la défense mais manque également le cadre, tout comme Ergun et Sukur peu après. Mais ce qui devait arriver arriva, et dans le temps additionnel, c'est Hakan Sukur, bien lancé par Hasan Sas, qui prend de vitesse Tudor et s'en va battre Chimenti. Le match se termine ainsi, par une invasion des supporters turques en délire. Galatasaray, avec 6 points, peut encore se qualifier en gagnant à San Sebastian, tandis que le Juve essayera s'assurer la première place au Delle Alpi contre Olympiakos.
Chimenti 6 : il ne fait pas regretter Buffon, il manque seulement une sortie, et encore il se rattrape tout de suite. Excellents réflexes sur des tirs de Berkant, il ne peut rien sur les buts. Tudor 5 : Aligné arrière droit, il souffre quelque peu face à Berkant, puis Hakan Unsal sur le premier but. Lippi le replace ensuite dans l'axe où il semble plus à l'aise, malgré l'action du 2ème but où il parait un peu absent. Ferrara 6,5 : Souvent confronté à Hakan Sukur, il s'en sort très bien, avec classe et expérience. Un dernier rempart difficile à franchir. Il prend une violente frappe d'Ergun en plein visage, mais repart au combat. Iuliano 5,5 : Hakan Sukur le devance sur le premier but. Erreur fatal. Pour le reste, il joue bien, formant une paire très complémentaire avec Ferrara, un simple coup d'œil suffisant pour s'entendre. Appiah (non noté) : Lippi le fait joué sur le côté gauche où le Ghanéen démontre de pas être vraiment à son aise. Pessotto 6 : Il tente quelques offensives en veillant à ne pas laisser d'espaces derrière lui. Il lutte face à Prates, Sabri et Petre. Il change de côté en fin de match. Zalayeta 6 : Milieu droit (la dernière trouvaille de Lippi), il couvre bien son côté. Quand il le peut, il va vers l'avant sur son côté pour aider Miccoli et Di Vaio. Excellent contrôle de balle, ouvertures intelligentes, il est même l'auteur d'une " faute tactique " qui lui vaudra un carton jaune. Mais il s'éteint à la fin. Conte 6,5 : Le vieux cœur de capitaine honore le brassard avec une prestation intense et courageuse. Très mobile, il est au poste de récupérateur avec Davids, et se lance dans des offensives pas toujours heureuses. Lippi l'économise pour la fin de match. Camoranesi (non noté) : il n'a pas le temps d'entrer dans le match. Davids 6 : Il fait sa part de travail, mais sans plus. Soit il en a marre de jouer à la Juve et il veut le montrer à tout le monde, soit il est victime d'une condition physique précaire. Le Edgar qui faisait la différence, le Pitbull rageur est seulement un souvenir. Trois frappes au but, fortes mais prévisibles. Maresca 7 : Lippi le place milieu gauche, et, " à la Nedved " il tend à se recentrer et se montrer dangerux. Il récupère un bon ballon dans sa surface et lance un contre qui de peu ne se transformera pas en but, il échappe à 3 joueurs avant d'échouer sur Mondragon ensuite, avant de réessayer en deuxième mi-temps. Excellente prestation en somme, il ne lui a manqué que la finalisation. Miccoli 7 : Même discours que pour Enzino, il s'est montré excellent et percutant, créant souvent la supériorité numériques par ses dribbles et ses passes. Il ne lui a manqué que le but, que le poteau droit de Mondragon lui a refusé sur un coup-franc magistral, digne des plus beaux du maître Alex. Di Vaio 4 : Dans une mauvaise soirée, il a été incapable de finaliser le bon travail de ses coéquipiers, et ce ne sont pas les occasions qui ont manqués. Espérons qu'il ait gardé les buts pour les grands rendez-vous.
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