ligue des champions 2003/2004, 6ème journée (groupe D)



Fiche de match

10/12/2003
Juventus-Olympiakos 7-0
Nombre de spectateurs : 12578
Arbitre : Plautz (Austriche)
Buts : Trezeguet (14' 25'), Miccoli (19') , Maresca (28'), Di Vaio (62'), Del Piero (66'), Zalayeta (79') pour la Juventus

Juventus : Chimenti-Birindelli Iuliano (Zambrotta 84') Montero Pessotto-Zalayeta Conte Tudor Maresca-Miccoli (Del Piero 66') Trezeguet (Di Vaio 58')

Olympiakos : Eleftheropoulos-Pantos Kostoulas Anatolakis (Georgiadis 68') Veneditis-Mavrogenidis Karembeu Kafes (Gonias 61') Djordjevic- Castillo Giovanni (Niniadis 77')

Buteurs en ligue des champions après ce match : Trezeguet (4 buts), Di Vaio, Del Piero (3 buts) , Nedved (2 buts), Miccoli, Maresca, Zalayeta (1 but)


Le film de la rencontre
par rafael

 

7-0 !! Quel show !! La Juve s'assure la première place de son groupe, et de quelle manière !! Jamais depuis la création de la Champions League nouvelle formule un équipe n'avait gagné avec autant d'écart. Et pourtant, le début de match n'était pas si brillant, et la Juve était dominée par les Grecs. Lippi présentait la formation suivante : Chimenti dans les buts, Birindelli, Iuliano, Montero, Pessotto derrière, Zalayeta, Conte, Tudor, Maresca au milieu et Trezeguet et Miccoli devant.

Djordjevic tirait à deux reprises suite à deux beaux échanges avec Castillo et Giovanni mais il se heurtait à un excellent et courageux Chimenti. Celui qui allait sonner la charge chez les locaux fut Paolo Montero, dont la percussion côté gauche offrait un bon ballon à Maresca, qui débordait " à la Nedved " avant de servir sur un plateau la balle du 1-0 à Trezeguet qui n'avait plus qu'à pousser la balle au fond (14'). Cinq minutes plus tard, la Juve double la mise. Excellente balle en profondeur de Birindelli pour la poitrine de Trezeguet, tir de Maresca repoussé, et c'est l'excellent Miccoli qui du gauche et d'un tir puissant et parfaitement croisé conclut. Le match était déjà quasiment terminé, mais la Juve, sans pitié, ne s'en contentait pas, et allait faire bien des misères aux Grecs en contre. A la 25', Maresca lance Miccoli à la limite du hors-jeu, et celui-ci offre à Trezeguet le but du doublé alors qu'il aurait pu la jouer en solitaire (3-0). Et à la 28', une excellente relance de Tudor pour Miccoli permettait à Maresca, de profiter d'un mauvais renvoi pour marquer le quatrième d'une superbe frappe du gauche. L'unique esquisse de réaction côté Olympiakos était une talonnade de Giovanni que Pessotto sauvait sur sa ligne juste après la pause. Puis, à la 59', peu après que Trezeguet ait vu sa tête repoussé par le gardien adverse, l'incroyable action à l'origine de la blessure du Français. L'intenable Miccoli, en contre, dribblait le gardien et dans une position très excentré, voyait sa frappe heurter le premier poteau, longer la ligne, puis heurter le second !!... La balle revenait dans les pieds de Trezeguet, qui, seul à deux mètres du but, était incapable de conclure !! Le pire, c'est qu'il allait devoir sortir sur une civière, remplacé par Di Vaio, après s'être tordu la cheville lors d'un contact avec le gardien. Une bonne occasion pour l'ex-Parmesan de se mettre de nouveau en valeur. Tout d'abord, de manquer un but tout fait avant de se rattrapper et conclure à la 62' sur un nouvelle passe de Miccoli, puis d'offrir la joie du but à Del Piero (66'). C'est Zalayeta qui allait conclure ce match à sens unique à la 84' d'une tête sur un corner de Maresca. Dans les arrêts de jeu, un but de Castillo était refusé pour un hors-jeu imaginaire, mais peu importe, le messe était dite depuis bien longtemps… Le terrible huitième contre le Deportivo sera à n'en pas douter une autre paire de manche.

 

Les prestations individuelles

par rafael

 

Chimenti 7 : toujours sûr. Excellente sortie devant Castillo. Même si le mythique Gigi venait à manquer, la cage de la Juve resterait entre de bonnes mains…

Birindelli 6,5 : C'est un de la vieille garde, un qui ne trahit jamais. Il se rend utile par sa vitesse sur les rares incursions de Djordjevic, et relance et centre à merveille.

Iuliano 6 : De nouveau sous l'aile protectrice de son grand ami Montero, il ne connaît pas de problèmes particuliers. Une petite erreur devant Castillo, au début, mais sans conséquences. Il sort à la fin, remplacé par Zambrotta. Zambrotta : non noté.

Montero 6,5 : l'attaque grecque est inoffensive. Paolo, cependant, résout avec tranquillité chaque situation potentiellement dangereuse. Chirurgical une intervention devant Giovanni en bonne position. Protagoniste sur le premier but. Il est royal.

Pessotto 6,5 : Il monte avec sagesse, sans exagérer. Contre lui, Mavrogenidis, qui n'est pourtant pas le plus mauvais, ne trouve jamais le geste juste. Et il sauve sur la ligne un but tout fait de Giovanni.

Zalayeta 6 : un des moins brillants. A droite comme à gauche, il a eu beaucoup de peine à se débarrasser de son adversaire direct. Il manque, de la tête, un but tout faire, avant de se refaire à 10 minutes de la fin.

Conte 6,5 : Il lutte comme un jeune lors de son premier match, il tente également de marquer sans y parvenir. A la fois Géométrique et " grintoso ", cela n'arrive pas souvent.

Tudor 6 : Comme Zalayeta, pas toujours exempt de tout reproche. Il confirme ne pas être un vrai milieu de terrain, il touche le ballon avec un peu trop de suffisance parfois, même s'il fut l'auteur de quelques belles relances. Mais avoir une bonne technique ne suffit pas, il faut aussi avoir le cœur.

Maresca 8 : Enorme. Il participe à la construction de presque tous les buts et marque le plus beau de la soirée. Il court pour deux, toujours intelligemment. Il part à gauche, puis passe à droite, il joue partout. Ce n'est pas un joueur normal, c'est un champion.

Trezeguet 6,5 : Il signe un doublé facile, sur deux véritables caviars de Miccoli et Maresca. Il est quand même là où il faut quand il faut. Mais il manque deux belles occasions en deuxième période, dont celle immanquable où il se blesse.

Di Vaio 6,5 : Il joue la dernière demi-heure à la place du Français. Il manque une occasion seul devant le gardien, comme à Dortmund. Puis il se refait sur une passe de Miccoli.

Miccoli 7 : Il réalise le rêve du premier but en Champions d'un tir puissant du gauche, et manque le second de manière rocambolesque. Mobile et altruiste, il se présente comme une excellente alternative à un Del Piero loin de sa meilleure forme. Il sort remplacé par Alex en milieu de seconde période.

Del Piero 6,5 : il réalise le sixième but sur une frappe rageuse du gauche moins d'une minute après son entrée en jeu. Cela sert pour le classement des buteurs et le moral.